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La Bible introduit une notion précise de l’union d’un homme et d’une femme.  Le principe est évidemment bien connu : L’homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils seront une seule chair. (Genèse 2:24).  La simple lecture de ce passage, reproduit trois fois dans le Nouveau Testament (Matthieu 19.5, 1 Corinthiens 6.16 et Ephésiens 5.31) nous indique le chemin :

1° L’homme – le jeune homme – est apte à quitter le foyer paternel

2° Il s’attache à une femme , c’est ici le principe de l’amour dans ce qu’il a de noble,

3° Et ensuite, il est une seule chair avec sa femme.  Ici interviennent les relations sexuelles, dans la noblesse du plan divin pour répondre à l’injonction : Fructifiez, et multipliez… Genèse 1:28, 9.1.  Notons là que cette injonction est donnée pour l’humanité à Adam et Eve, ainsi qu’à Noé et sa famille.  Dans ces deux enseignements nous voyons des couples, le principe de la monogamie. 

Ainsi, le chemin dans le plan divin est clair : le jeune homme capable de s’assumer fonde un foyer marqué par un véritable amour (impliquant évidemment la fidélité)  et alors a des relations sexuelles avec son aimée.  L’ordre est clair, simple, et tellement heureux !

L’Ancien Testament

L’Ancien Testament présente de nombreux cas de polygamie parmi des hommes réputés pour leur foi.  Cela ne paraît pas faire de problème, c’est bien vrai.  Mais devons-nous penser que cela est « le bon chemin » pour autant ?  Nous devons constater que Dieu discerne la foi dans des hommes, et approuve cette foi (voyons Hébreux 11), mais ces « hommes de Dieu » ne sont pas des hommes parfaits, jamais, en aucun cas.  Leurs erreurs sont signalées,  et  nous voyons les soins de Dieu pour aider ces hommes de foi à se redresser (Abraham en Egypte par exemple).  Il faut voir aussi les difficultés engendrées par la polygamie, par exemple les querelles entre Léa et Rachel, femmes de  Jacob, ou encore les situations graves entre les enfants de David de divers lits… 

Ainsi, la Bible nous montre le bon chemin, nous rend compte du support de Dieu à l’égard de ceux qui font erreur, même parmi les hommes de foi.. Elle ne cautionne pas la polygamie du tout.  S’il fallait dire que ce qui n’est pas formellement condamné par la Bible est un chemin acceptable, alors pourquoi pas dire qu’aller vers une prostituée est un chemin biblique ?  En effet, Juda, fils de Jacob, allait vers les prostituées…  Et il alla sans qu’il le sache vers Tamar, sa belle-fille, déguisée en prostituée.   Et Juda la vit, et la tint pour une prostituée, car elle avait couvert son visage. Genèse 38:15.  Et nous voyons cette femme dans la lignée du Seigneur (Matthieu 1.3)…

Ainsi, après ce livre de sagesse qu’est Genèse 1-11, il y a l’histoire : des hommes en chair et en os, inscrits dans leur cadre culturel, apprennent qui est Dieu, mais au travers de méandres, d’expériences, qui nous sont communiquées pour notre instruction.

Le Nouveau Testament

La situation morale, au sens que nous la concevons aujourd’hui, était loin d’être brillante dans le monde grec lorsque l’évangile s’y est répandu.  La polygamie y était non pas fréquente, mais tout à fait acceptée.  Aucun problème !  Pourtant l’évangile nous montre bien que le mariage, institué par Dieu, est monogame.  Le triple rappel de Genèse 2.24 l’atteste fortement, ainsi que les développements concernant la vie des couples, en particulier 1 Corinthiens 7.  Mais il se faisait que des hommes polygames se joignaient aux assemblées, et ils  étaient reçus, et ils n’avaient pas à renier l’une ou l’autre épouse.  Comment voyons-nous cela ?  Par  la désignation des serviteurs et des surveillants ou anciens dans les assemblées.  Pour exercer ces fonctions ils devaient, eux, être maris d’une seule femme (1 Timothée 3.2,12 ; Tite 1.6)

L’homme et sa femme

Pour terminer ce petit message qui établit que la morale traditionnelle de la chrétienté est profondément inscrite dans la Bible, il faut venir à ce très beau passage de l’épître aux Ephésiens qui élève encore le propos :

Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte du Christ ; ainsi les femmes à leur mari, comme au Seigneur ; >car l'homme est la tête de la femme, comme le Christ est la tête de l'Eglise, qui est son corps et dont il est le Sauveur ; en tout cas, comme l'Eglise se soumet au Christ, qu'ainsi les femmes se soumettent en tout à leur mari.  Maris, aimez votre femme comme le Christ a aimé l'Eglise - il s'est livré lui-même pour elle, afin de la consacrer en la purifiant par le bain d'eau et la Parole, pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut.De même, les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui- même. Jamais personne, en effet, n'a détesté sa propre chair; au contraire, il la nourrit et en prend soin, comme le Christ le fait pour l'Eglise, parce que nous faisons partie de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux seront une seule chair [Genèse 2.24 ; Matthieu 19.5 ; 1 Corinthiens 6.16] Il y a là un grand mystère; je dis, moi, qu'il se rapporte au Christ et à l'Eglise. Quoi qu'il en soit, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.

 

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